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Président de la Femafoot en Europe : Le bilan d?une tournée
16/12/2013 11:27
La première tournée Européenne de Boubacar Baba Diarra, président de la Fédération Malienne de Football, accompagné par son 1er vice Boukary Sidibé « Kolon », a été extrêmement juteuse. Elle va permettre au football malien de bénéficier des financements de la Fifa pour bâtir d’autres infrastructures sportives dans le septentrion de notre pays, de renouer le partenariat avec la Fédération Allemande de Football, de donner le premier coup de pioche des championnats nationaux de D2, Junior, Cadet, Minime, et de vider désormais «l’affaire Patrice Carteron ». Le président Diarra s’en explique dans cette interview. Le Prétoire : Après le départ précipité de Patrice Carteron, peut-on savoir à quand le nouveau sélectionneur? Boubacar Baba Diarra, président de la fédération malienne de football : Nous avons pris beaucoup de contacts en la lors de notre récente mission en Europe, et bien avant la tournée en Europe, d’autres contacts avaient été pris, aujourd’hui, à la lumière de ces contacts là, on peut dire allègrement que le nouveau sélectionneur sera connu d’ici une dizaine de jours, sinon d’ici la fin du mois. Pouvez-vous nous citer quelques noms de sélectionneur que vous avez rencontré ? Je préfère garder cela en secret, étant donné qu’avec chacun, nous sommes arrivés à un niveau de discussion, donc il restait seulement les accords à donner. Nous, nous avons notre classement sur une short liste, et tous les entraîneurs qui figurent sur cette liste ont été consultés. Mais chacun a dit un moment donné, donnez-moi le temps de la réflexion, donc on ne peut pas dire tout de suite de nom, on préfère vraiment attendre les réactions définitives des uns et des autres pour faire notre choix définitif. Vous venez d’effectuer un voyage qui vous a conduit en Allemagne, à la FIFA et à l’UEFA. Que retenez-vous de ce voyage ? Nous avons effectué effectivement un voyage en Allemagne. En Allemagne avec la Fédération Allemande de football, on avait deux points à l’ordre du jour. Le premier point c’est que, entre 2007 et 2011, le Comité National Olympique Allemand a financé un projet appelé projet German-Malien de développement du football, mais le projet a été clôturé en 2011. Ledit projet a apporté beaucoup de choses au football malien, il s’agissait dans un premier temps de reprendre langue avec le Comité National Olympique Allemand pour envisager de réactualiser ce projet pour 4 années. Le deuxième point de discussion, c’était un accord de partenariat à convenir avec la Fédération Allemande de football, vous savez très bien que l’Allemagne est une grande nation de football. Les Allemands sont performants dans les divers secteurs de développement du football. Un accord de partenariat avec l’Allemagne serait très avantageux pour notre Fédération de football. Nous avons discuté de long en large cet accord de partenariat, les Allemands nous ont demandés de leur donner le temps de la réflexion, et qu’au mois de février on allait se retrouver pour la discussion finale. Egalement, au niveau de la Fédération Allemande de football, nous leur avons soumis un certain nombre de projets de réalisation d’infrastructures de football dans le nord du Mali. La Fédération Allemande nous a dit que l’Allemagne a décidé ce dernier temps de mettre en place un fonds dédié au développement du sport dans les pays Africains, et que le projet de réalisation d’infrastructures dont nous avons parlé était éligible à ce fonds. Mais ce fond est géré par la Coopération Allemande, et donc la Fédération Allemande de football nous a demandé d’initier les requêtes de financement qu’elle va soutenir fortement auprès de la Coopération Allemande. Voilà ce qui est ressortit des discussions avec le partenaire Allemand Maintenant, au niveau de la Fifa nous avons été reçu par le Président Blatter, avec lequel nous avons eu un long entretien d’une heure d’horloge, suivi de trois autres discussions avec les départements techniques de la Fifa (le département de développement du fooball, le département compétition, le département football de jeunes). Au niveau de la Fifa, nous pouvons dire que le voyage a été très fructueux, parce qu’à l’issue des différentes séances de travail et de la rencontre avec Blatter, la Fifa s’est engagée à doter les trois (3) ligues du nord (Gao, Tombouctou et Kidal) de gazon synthétique. Ça, c’est déjà acquis, et que c’est à nous de faire une planification pour donner un ordre de priorité par où commencer. En plus de cela, le Président de la Fifa a été émerveillé par notre projet, intitulé : «Le Football pour la Paix dans les Régions Nord du Mali». Lui, en sa qualité de citoyen du monde épris de paix, a tout de suite adhéré à notre démarche. Donc il a dit que les investissements connexes, c’est-à-dire la réhabilitation des stades, la réalisation des châteaux d’eau au niveau de chaque stade équipé de pompe électrique. Blatter a souligné qu’il allait soumettre ces investissements supplémentaires à d’autres partenaires pour leur financement, donc ça veut dire qu’il s’est engagé sur l’ensemble des programmes de réalisation d’infrastructure de la Fémafoot. Ensuite, nous avons demandé au programme de développement du football de nous aider à financer quatre types de championnat au Mali. Vous savez tous qu’au Mali, il n’y a que le championnat de ligue 1, nous, nous voulons instituer, à partir de cette année 2013, un championnat national de D2, qui va mettre aux prises 18 équipes issues des 8 Régions et du district de Bamako. Nous allons également mettre en jeu un championnat national des Juniors (U-20), un championnat national des cadets (U-17) et un championnat national des Minimes (U-15). Les programmes ont été déjà élaborés et ont fait l’objet d’une évaluation financière. Le coup total de ces quatre championnats a été évalué à 450 millions de FCFA, la Fifa s’est engagé à financer les 450 millions. Aussi, nous avons demandé également à la Fifa de nous aider à réaliser l’audit financier et l’audit organisationnel de la Fédération malienne de football. Il y a une mission préparatoire qui va arriver en février prochain dans le cadre du programme performance pour interviewer les membres du Bureau Fédéral, en vue d’élaborer les termes de référence des deux missions, pour voir quel appui la Fifa pourrait nous apporter dans le cadre du programme performance qui est un autre programme à part, différent du programme Goal. Donc voilà ce que nous avons discuté au niveau de la Fifa. Quant à l’Uefa, elle avait demandé de nous recevoir à travers son président Michel Platini, mais malheureusement, nos calendriers étaient surchargés à tel enseigne que nous n’avons pas pu rencontrer Platini. Quand on finissait avec la Fifa, Platini partait à Bilbao pour un sommet de l’Uefa, mais l’Uefa va nous écrire bientôt pour nous proposer une nouvelle date. Quelles sont vos attentes de ces différentes rencontres ? L’attente c’est que le football Malien va être doté de gazon synthétique au niveau de trois ligues (Gao, Tombouctou, Koulikoro). Des investissements vont être faits en termes d’infrastructures au niveau des trois ligues de Gao, Tombouctou et Kidal. Cela permettra de jouer allègrement le championnat au niveau de ces trois régions. Egalement, le deuxième intérêt c’est que le financement des championnats nationaux (deuxième division, junior, cadet et minime) permettra d’élargir la base du football et la détection des talents. Plus, il y a beaucoup de jeunes qui jouent au football, mieux on pourrait découvrir des talents de plus. Voilà ce que nous attendons de cette tournée. En ce qui concerne l’affaire Patrice Carteron, qui avait demandé une trentaine de millions de FCFA au Bureau Fédéral, vous l’avez rencontré, qu’en est-il exactement ? Carteron a été très élégant, il a décidé de renoncer à toutes ses prétentions, parce qu’il avait saisi et la Fifa et un avocat contre la Fédération du Mali, au motif d’une rupture abusive de contrat. Malheureusement, nous, on n’était en possession d’aucun document, parce que lorsqu’on est arrivé aux affaires de la Fédération, nous avons procédé à une revue documentaire pour voir les dossiers et problèmes qui étaient latents, afin de commencer à régler ces problèmes. Mais malencontreusement, en ce qui concerne le dossier Carteron, il n’y avait aucune trace. Nous avons posé la question à l’ancien Comité Exécutif, on n’a pas pu accéder à ces documents, donc le mieux pour nous, ce qui colle avec notre vision des problèmes, c’est de faire table rase de tout ce qui s’est passé. Il s’agit d’éviter les sujets qui fâchent et pacifier l’environnement, pour nous permettre un bon départ, donc lorsque Carteron nous a dit qu’il est d’accord avec nous pour régler tout dans l’amiable, cela va être mon apport au nouveau Comité Exécutif, on était content et on a accepté sa proposition, ce qui nous a permis de vider ce dossier et de se tourner vers l’avenir. Quel est votre dernier mot ? Mon dernier mot, par la grâce de Dieu et avec l’appui de tout le monde, nous démarrons plutôt bien, et, surtout, le financement des infrastructures au niveau des trois ligues du nord est un grand pas pour nous, parce que c’était un pan de notre programme. Aussi le financement des différents championnats nationaux est une partie intégrante de notre programme, ça veut dire qu’après deux mois seulement du démarrage de notre mandat, nous avons pratiquement la chance aujourd’hui qu’environ la moitié de notre programme connait un début d’exécution. C’est très important, et nous allons continuer sur cette lancée, et qu’on reste soudés au niveau du Comité Exécutif, que le monde du football reste pacifié. Car c’est dans l’entente qu’on peut tout faire, on voudrait que le monde du football continue à nous accompagner sincèrement avec le Ministère des Sports, je suis sûr que nous allons réussir. Tout ceci contribue au bon résultat de nos équipes nationales et nos clubs qui sont engagés dans les compétitions continentales. Nous voulons orienter tous les actes que nous posons dans le sens du perfectionnement de nos équipes nationales et de nos clubs. Propos recueillis par Yacouba TANGARA Source: Le Prétoire
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Forte ?démobilisation
16/12/2013 11:25
Comme à l’accoutumée, les Maliens ont boudé les urnes lors du scrutin législatif d’hier. Ils ont superbement ignoré le chemin des centres de vote, préférant vaquer à leurs travaux ménagers pour les femmes, à leurs parties de jeu de cartes pour les jeunes et aux retrouvailles sous les hangars et arbres à palabre pour les personnes âgées. A Bamako plus précisément, les propriétaires de vergers ont rallié leurs cachettes paradisiaques, les peuls laveurs d’habits ont investi les berges du Niger, les chauffeurs se sont installés dans leurs Sotrama et taxis, les voyageurs ont pris d’assaut les gares routières. Tous, sans avoir voté, bien entendu. Ce qui fait redouter un taux de participation largement plus bas que lors du 1er tour où, seulement 38% de Maliens ont accompli leur devoir civique. Et ont accordé leur confiance à 20 députés déjà élus. De quelle légitimité ceux-ci et leurs 127 camarades qui sortiront du 2è tour pourront-ils se prévaloir ? Cette interrogation en appelle d’autres questionnements encore aussi préoccupants que dangereux pour notre démocratie. Pourquoi ce peu d’intérêt de nos concitoyens pour le vote ? Pourquoi le Malien voit-il négativement l’homme politique ? A quand l’amour de l’électeur malien pour l’urne ? De la réponse à ces questions sortira, espérons-le, la clé du retour aux urnes des Maliens. Afin de nous éviter, lors des prochaines communales et à jamais, le scénario de la forte…démobilisation constatée hier dans les centres de vote des six communes du District de Bamako visitées par nos reporters. La Rédaction Source: L'Aube
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Kidal reste hors contrôle
16/12/2013 11:22
(BRUXELLES2) Deux soldats sénégalais de la Minusma, la mission de stabilisation de l’Onu au Mali, ont été tués, samedi 14 décembre lors d’un attentat à la voiture piégée à Kidal, devant la Banque malienne de solidarité. Plusieurs autres ont été blessés, ainsi que des militaires maliens de la Garde nationale. Tous ont été pris en charge par le personnel médical sur place, précise un communiqué de la Minusma. Et les plus graves évacués vers Gao « avec le concours de la Force Serval ». Un bilan provisoire qui pourrait évoluer dans les jours à venir, certains blessés étant gravement atteints. Kidal : hors contrôle Cet attentat vient rappeler que la situation dans cette ville du nord Mali – où nos deux confrères de RFI ont été enlevés puis tués – reste donc dans une sécurité précaire. Le président malien Ibrahim Boubacar Keita le disait au Parlement européen la semaine dernière, « Kidal, n’est pas encore sous le contrôle du gouvernement du Mali. » (détails sur le Club : « Nous sommes dans l’urgence absolue »). Second tour des élections Survenu à la veille du second tour des élections législatives qui doit parachever le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, l’attentat n’aura cependant pas de conséquences de ce point de vue. Il n’y aura pas, en effet, de scrutin dans la ville et dans la région situées à 1.500 km au nord-est de Bamako. Les quatre députés de cette ville ont, en effet, été élus dès le premier tour du 24 novembre. Une opération anti-terroristes en cours Non revendiqué pour l’instant, il pourrait s’agir de représailles à l’opération anti-djihadiste des forces françaises dans la région, avec le déploiement complet d’un GTIA (groupement tactique interarmes) dans la zone comprise entre Tombouctou et la frontière algérienne. « Une opération militaire française est actuellement en cours au nord de Tombouctou », a indiqué une source militaire à Bamako à l’AFP. 19 « éléments de ce groupe ont ainsi été tués mardi (10 décembre) a confirmé Laurent Fabius ce dimanche (15 décembre) lors du Grand Rendez-vous « Europe 1 / i-Télé / Le Monde », ajoutant que la France n’avait pas vocation à « devenir le gendarme de l’Afrique ». « Mais il se trouve que pour le moment, et nous travaillons à ce que cela change, la France est le seul pays qui a des forces capables d’aller là-bas en nombre ». Un rythme opérationnel qui ne semble pas faiblir Même si le « Mali » est sorti de l’angle de mire de l’actualité, les opérations dans le nord du pays continuent, en effet, à un rythme assez soutenu. Environ 2800 militaires français sont toujours présents sur le sol malien. Et, selon le dernier bilan de l’Etat-Major des armées, pas moins de 30 sorties d’avions de chasse ont eu lieu cette dernier semaine (du 5 au 12 décembre). Ce qui est certes un peu moins que les semaines précédentes (entre 45 et 50 sorties d’avions de chasse) mais représentent une moyenne importante. A terre, le GTIA « Korrigan » poursuit ses missions de sécurisation en menant des patrouilles dans la région de Gao et dans l’ensemble du Nord de la boucle du Niger. Et au nord de Tessalit (à une trentaine kilomètres au nord-ouest), en début de semaine, c’est le bataillon tchadien de la MINUSMA appuyé par un détachement de liaison et d’appui (DLA). (Leonor Hubaut avec Nicolas Gros-Verheyde) Source: Bruxelles2
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Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 13 décembre 2013
16/12/2013 11:21
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 13 décembre 2013 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar KEÏTA. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : - adopté des projets de textes et - procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des Régions du Nord, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation. En vue de restaurer la cohabitation et le vivre ensemble entre populations des Régions du Nord et entre les populations du Nord et du Sud, il a été créé en mars 2013 une Commission Dialogue et Réconciliation qui avait pour mission de rechercher par le dialogue la réconciliation entre toutes les communautés maliennes. Avec la formation du nouveau Gouvernement, le Ministère de la Réconciliation nationale et du Développement des Régions du Nord a été chargé de définir et de mettre en œuvre une stratégie de vivre ensemble bâtie sur l’équité et la justice. Dans cette perspective, il est proposé de restructurer la Commission Dialogue et Réconciliation. La nouvelle Commission appelée Commission Vérité, Justice et Réconciliation prendra en compte les dimensions vérité et justice. malijet. Elle contribuera à instaurer une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation des valeurs démocratiques. A ce titre, elle est chargée de : - enquêter sur les cas de violations graves des droits de l’homme commises dans le pays et, spécifiquement celles commises à l’égard des femmes et des enfants, établir la vérité et proposer des mesures de réparation ; - mener des enquêtes sur les cas d’atteinte à la mémoire individuelle ou collective et au patrimoine culturel ; - établir la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme et les atteintes aux biens culturels et proposer des mesures de réparation ; - favoriser le dialogue intra et inter communautaire, la coexistence pacifique entre les populations et le dialogue entre l’Etat et les populations ; - promouvoir auprès des communautés le respect de l’Etat de droit, des valeurs républicaines, démocratiques, socioculturelles et du droit à la différence. Les missions de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation couvrent la période allant de l’indépendance à nos jours et porteront sur les questions relatives au Nord. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : 1°) Des projets de décret portant approbation de deux marchés relatifs aux travaux de construction respectivement d’un pont sur le fleuve Dégou à Manankoro et ses voies d’accès (lot n°1 ) et de la route d’accès à Mafèlè dans la commune rurale de Yinindougou (lot n°2). Dans le cadre de sa politique de désenclavement du pays, le Gouvernement a engagé un vaste programme de construction et de réhabilitation de routes, de réalisation d’ouvrage et d’équipements routiers. Les présents marchés qui sont conclus dans ce cadre, portent sur la construction d’un pont sur le fleuve Dégou à Manankoro et ses voies d’accès et la construction de la route d’accès à Mafèlé d’une longueur de 20,5 km dans la Commune rurale de Yinindougou. Ils sont attribués, après appel d’offres, respectivement à : - l’Entreprise SOMAFREC SA pour un montant de 1 milliard 590 millions de francs CFA environ et un délai de 12 mois hors saison des pluies (lot n° 1) ; - l’Entreprise EITPB pour un montant de 1 milliard 449 millions de francs CFA environ et un délai d’exécution de 12 mois hors saison des pluies (lot n° 2). Le financement est assuré par le Budget national. L’exécution de ces marchés qui participe à la relance du secteur des transports routiers, va contribuer à la réduction de la pauvreté dans les communes concernées à travers le développement des activités socio-économiques. 2°) Un projet de décret portant ouverture de crédits à titre d’avance pour l’exercice 2013. Le décret portant ouverture de crédits d’avance ou décret d’avance est un acte réglementaire de gestion budgétaire prévu par la loi du 4 novembre 1996 relative à la loi de finances et par lequel, le Gouvernement peut ouvrir des crédits supplémentaires sans l’autorisation préalable de l’Assemblée Nationale pour faire face à des situations de cas de force majeure, d’urgence, d’imprévu ou de nécessités impérieuses d’intérêt national. Le présent projet de décret d’avance est pris pour inscrire dans le Budget d’Etat 2013, l’augmentation de la subvention de l’Etat à la société Energie du Mali SA et le montant des nouveaux appuis budgétaires pour couvrir une partie du déficit du Budget d’Etat. Le montant total des crédits ouverts s’élève à 17 milliards 500 millions de francs CFA. Ces crédits visent à renforcer la subvention de l’Etat à EDM SA afin d’assurer le service public de l’électricité. Avec l’ouverture de ces crédits supplémentaires, les dépenses du Budget d’Etat 2013 passeront de 1 465,075 milliards de francs CFA à 1 482,575 milliards de francs CFA, soit un accroissement de 1,2 %. Sur le rapport du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création de la Haute Autorité de la Communication La libéralisation de la communication audiovisuelle a été consacrée par l’ordonnance du 15 janvier 1992 portant autorisation de création de services privés de radiodiffusion sonore par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence et l’ordonnance du 14 mai 1992 portant autorisation de création de services privés de communication audiovisuelle. Après deux décennies d’application, le résultat est assez mitigé. Si l’on a assisté à une floraison de radios privées en FM sur l’ensemble du territoire, les télévisions privées tardent à voir le jour alors que les programmes des chaînes étrangères sont accessibles. Par ailleurs, la régulation du secteur est très faible du fait de la multiplication des acteurs et de l’éparpillement des pouvoirs. La loi relative aux services privés de communication audiovisuelle adopté en 2012 a opéré une réforme fondamentale dans le secteur en procédant à une nouvelle répartition des rôles dans le secteur et en fixant le cadre de régulation de l’audiovisuel. Le présent projet d’ordonnance pris dans le cadre de l’application de la nouvelle loi, a pour objet, de doter le secteur de la communication d’un organe de régulation avec des compétences renforcées. La Haute Autorité de la Communication qui remplace le Conseil Supérieur de la Communication a pour mission la régulation du secteur de la communication dans les domaines de l’audiovisuel, de la presse, écrite, de la publicité audiovisuelle et écrite et de la presse en ligne. A cet effet, elle dispose de compétence d’autorisation de création des services privés de radiodiffusion et de télévision, de l’installation et l’exploitation des services privés de communication audiovisuelle, de veille et d’alerte, de consultation, de recherche, de contrôle et de sanctions. La Haute Autorité qui est un organe indépendant, exerce son autorité également sur tous les médias internationaux et étrangers diffusés à partir d’un site situé sur le territoire national quelles que soient les modalités de leur mise à la disposition du public. Elle est composée de neuf membres dont trois membres désignés par le Président de la République, trois membres désignés par le Président de l’Assemblée Nationale et trois membres désignés par les organisations professionnelles des médias. Les ressources de la Haute Autorité de la Communication sont constituées par les subventions de l’Etat, une part des ressources issues de la vente du dividende numérique, des produits de prestations, des redevances et par diverses recettes. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES : Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE : - Conseiller technique : Monsieur Zeïni MOULAYE, Conseiller des Affaires étrangères. - Conseiller à la Communication de l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Tidiani DIALLO, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES : - Chargé de mission : Monsieur Sékouba SAMAKE, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DU PLAN ET DE LA PROSPECTIVE : - Conseiller technique : Monsieur Dramane DIARRA, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES DE L’ETAT ET DES AFFAIRES FONCIERES : - Inspecteur en Chef des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Mamadou COULIBALY, Administrateur civil. - Inspecteur du Chef adjoint des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Mahamane KONAKE, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE L’ASSAINISSEMENT : - Directeur de l’Office de Protection des Végétaux : Monsieur Biramou SISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE : - Directeur national de l’Enseignement secondaire général : Monsieur Alhousséini KEITA, Professeur de l’Enseignement secondaire. - Directeur du Centre national des Examens et Concours de l’Education : Monsieur Bakoni BALLO, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’HYGIENE PUBLIQUE : - Directeur de l’Hôpital Gabriel TOURE : Monsieur Kassoum Mamourou SANOGO, Maître de Conférences. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’HYDRAULIQUE : - Chargé de mission : Monsieur Sory Ibrahim COULIBALY, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME : - Chargé de mission : Madame DOUCOURE Aïssata Cheick SYLLA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMMUNICATION ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION : - Chef de Cabinet : Monsieur Oualy Sékou TRAORE, Juriste - Conseillers techniques : Monsieur Assana DIAWARA, Administrateur civil ; Monsieur Baba KONATE, Ingénieur des Télécommunications ; Monsieur Etienne COULIBALY, Ingénieur des Constructions civiles. - Chargés de mission : Monsieur Mamadou Lamine KONE, Juriste ; Monsieur Sékou Mahim TRAORE, Ingénieur informaticien ; Monsieur Oumar SAMAKE, Ingénieur électricien. BAMAKO, LE 13 DECEMBRE 2013 LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT, Mme DIAKITE Fatoumata N’DIAYE Commandeur de l’Ordre National
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Coups de feu à ??Malitel Da?? : Un policier et un civil blessés, plusieurs manifestants arrêtés
13/12/2013 13:28
L’incident est survenu, hier aux alentours de 13 heures, suite à l’interpellation d’un suspect dans la rue dénommée Malitel Da à Bamako-coura, non loin de la prison centrale. En effet, les policiers du 6e arrondissement venus pour arrêter un suspect dans cette rue très animée où exercent des revendeurs et des réparateurs de téléphones portables ont essuyé des jets de pierre de la part d’individus opposés à cette interpellation. Dans le brouhaha qui s’en est suivi, un coup de feu est parti sans qu’on sache réellement qui l’a tiré. Les policiers se sentant menacés ont alors pris leurs pieds au cou, pourchassés qu’ils étaient par des manifestants qui les rendaient responsables du coup de feu. Croyant que les policiers venaient du 1er arrondissement tout proche, des manifestants se dirigèrent vers ce commissariat sur lequel ils lancèrent des projectiles. Pour les disperser, la police usa de gaz lacrymogène et fit appel en renfort aux éléments du GMS. Selon des informations recueillies sur place, un policier et un civil auraient été blessés et plusieurs manifestants arrêtés et détenus au 6e arrondissement sis à Korofina. A notre passage au 1er arrondissement, dans l’après-midi, des Casques bleus y étaient positionnés pour sécuriser les lieux. En tout cas, au moment des faits, Bamako bruissait de toutes sortes de mauvaises nouvelles. Pour certains, ce sont les militaires qui se tiraient dessus tandis que d’autres pensaient à une initiative des fidèles du Général Amadou Haya Sanogo actuellement en détention qui chercheraient à le libérer. Heureusement, que ce n’est ni l’un ni l’autre des cas. M FOFANA, B SEGBEDJI Source: L'Indépendant
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